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12h50: fin

Marc était figé, fixant du regard le front dégoulinant de sang de Mickaël. Il voulait crier, hurler, exprimer son malheur, sa tristesse. Pourtant aucun son ne sortait. Il restait muet. Finalement, l'émotion le submergea et il s'effondra en larmes. Le sentiment de tristesse se transforma en colère. Une question l'obsédait : pourquoi ?

Pourquoi ? Pourquoi lui ? Il n'avait pris « qu'un seul otage » et ne l'avait pas maltraité, bien au contraire. Marc ne s'était pas senti en danger. Mickaël était entré dans le lycée afin d'exprimer le malheur de son frère et d'expliquer les raisons de son suicide. Son discours était comme un écho au malaise de nombreux lycéens. Mickaël n'était pas méchant. Au contraire, c'était une des personnes les plus pures que marc ait rencontré.
En fait, par cette prise d'otage, il avait tenté de répondre à la question qui le hantait : pourquoi ?
Marc se rendit compte que tout le monde se posait cette question existentielle. On tente tous d'y apporter une réponse. On passe notre vie à la chercher. Finalement, notre vie n'a d'intérêt que parce que cette question existe et qu'elle n'a aucune réponse précise. Si nous trouvions la clef du mystère, alors nous nous apercevrions que notre vie n'a plus aucun sens. Le secret de notre existence repose sur cette interrogation : pourquoi ?
L'esprit de marc se heurtait à ce mur.

Le visage ruisselant de larmes, il leva la tête et regarda de nouveau la foule rassemblée devant le lycée.
Il vit tout d'abord un jeune homme aux côtés de sa prof qui prenait des photos puis notait quelque chose sur son calepin, la mine réjouie. Cyril Alcover tenait son scoop, celui qui allait propulser sa carrière. Finalement, ses ambitions professionnelles avaient pris le dessus sur sa morale journalistique qui, en temps normal, l'aurait empêché d'arborer une mine réjouie.
Son regard se posa ensuite sur l'homme qui avait parlé à Mickaêl quelques minutes auparavant. Lui aussi semblait content.
Marc s'aperçut qu'en fait, tous étaient heureux. Il ressentait un profond dégout. Quelles ordures !!!

Soudain, marc sentit une main chaude se poser sur son épaule et vit ses amis. Ils avaient toujours été là pour lui. Si seulement Mickaël et son petit frère avaient pu connaître un tel bonheur, cela ne se serait pas terminé de façon aussi tragique. Mickaël serait là, vivant. Gaël, Tristan, Loïc et Gwenaëlle serrèrent Marc dans leurs bras.

Finalement, peut-être était-ce ça ka moralité : dans notre vie, on est confronté à des doutes, on doit affronter des épreuves et les surmonter mais on ne peut pas le faire tout seul. La vie n'est qu'un enchevêtrement d'obstacles en tout genre. Quoiqu'il arrive, il ne faut jamais tenter de les surmonter tout seul. On doit les affronter avec ceux qui nous aiment et qui nous comprennent.
Et surtout, pour tout ce qu'ils nous apportent au quotidien, ne pas oublier de leur dire : MERCI !!!!

Fin


Ndlr : voilà, c'est la fin de cette histoire. Prochainement, je mettrai en ligne des textes assez courts que j'ai créé il y a pas mal de temps qui parlent d'amour principalement (grand sujet d'inspiration) et de haine (bah ouai, si je fais l'amour, autant faire le contraire, c'est-à-dire la haine même si c'est pas tout à fait vrai car le contraire de l'amour, c'est pas la haine mais l'indifférence). J'ai terminé l'article en mettant une photo de moi et de mes amis. Saurez vous me trouver. Indice : je suis brun (je sais, ça aide pas beaucoup ^^)
12h50: fin
# Posté le mercredi 28 novembre 2007 01:03

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